La vesprée incroyable

Dimanche dans les brumes ; ce n’est plus moi que tu vois,
rien que le soleil pâle sur ma peau qui déjà
donne l’impression d’un rêve glauque et fade. Le matin
j’entends les vêpres ; chantant les vêpres j’entends les glas.
J’entends le son traitre de nos pas incertains
suivant le prêtre – ce n’est pas ici, c’est par là.

Quand est-ce qu’on sait qu’on commence, que commence
la démence ? Quand on se répète, qu’on pense
toucher l’Infini du doigt ? Je chante et
tu ne m’entends pas : je suis la vesprée
incroyable, celle qui au détour des fables
devient une aube impénétrable.
Je chante et tu ne m’entends pas.

(Sunday in the fog; it isn’t me you see,
only the sun pale on my skin which already
gives the impression of an eldritch, faded dream. The morning
I hear vespers; singing vespers I hearknells.
I hear the traitorous sound of our uncertain steps
following the priest – it’s not here, it’s there.

When do we begin, when does dementia
begin? When we repeat ourselves, while we think
we touch the Infinite? I sing and
you do not hear me; I am that incredible
dusk, which come ‘round the fables
turns into unfathomable dawn.
I sing and you do not hear me.)

 

0 elucidations: